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Eglise

Eglise Notre-Dame et Sainte Anne 

 

 
Eglise dont la construction a commencé au XIIIe siècle et s'est continuée jusqu'au XXe siècleprobablement sur l'emplacement d'une plus ancienne.
Choeur du XVIIIe classé monument historique (boiseries / maitre-autel).

En 1959, le CD 228 qui longeait le mur du cimetière a été redressé coupant l'herbage dit de "la Fontaine" dont la terre n'a pas encore été nivelée. Cet herbage sera loti en partie en 1962 puis en 1984.

La tour aurait, dit-on, servi de tour de guet aux Anglais pendant la Guerre de Cent Ans (1346- 1453). De là, ils surveillaient la garnison française qui résistait à l'intérieur du Château de Caen.

La nef, côté sud, est du XIIIe siècle, tandis que le bas-côté voûté en pierre, du côté nord est du XIVe. (à l'exception des deux travées qui le prolongent). Un porche latéral, au sud, formait autrefois la principale entrée de l'église. Il a disparu dans la première moitié du XXe siècle et le portail méridional a été obstrué. Le portail de la façade ouest, surmonté d'un fronton triangulaire, est du XVIIIe mais la grande fenêtre rayonnante à 4 baies qui le surmonte date du XIVe. Il comportait de très jolies portes en chêne sculptées, doublées de portes intérieures qui ont "disparu" lors de la restauration de l'église après 1946. De nouvelles portes en chêne ont été posées en 1990.

Le cidre confectionné avec les pommes des pommiers du cimetière, était destiné aux familles nécessiteuses. Les derniers de ces pommiers furent abattus vers 1923/25 et l'if qui se dressait dans la partie sud du cimetière fut débité en 1946.

L'horloge n'était pas encore sur le côté ouest de la tour (elle n'y est que depuis la Libération) mais il devait y en avoir une.

Les vitraux du choeur qui dataient du début du siècle (1930), détruits, côté sud, par la tempête de 1987, ont été remplacés en 1991-92. Lors de la restauration, après la guerre, une voûte en plâtre a malheureusement été substituée à la voûte en bois de la nef. La chute de la foudre sur le beffroi en 1888 avait provoqué la destruction d'une cloche de 250 kg (qui fut remplacée par une de 650 kg).

Le lustre, la statue de la Sainte Vierge, la chaire et les tableaux du chemin de croix ont disparu ainsi que les stalles fermées

 

 

 


Christ soutenu par un ange

CHRIST SOUTENU PAR UN ANGE XVIIe Siècle Hendrick Goltzius

Le «Christ soutenu par un ange » est l’un des sept tableaux décrits par Fernand Engerrand (ancien député passionné d’art), dans l’ouvrage « Trésors d’art religieux du Calvados ».
C’est malheureusement le seul qui ait été conservé après les destructions de 1944. En 1935, F.Engerrand écrit que la toile était reléguée dans un coin de la chapelle latérale nord qui servait de débarras.
Elle devait selon lui prendre place dans un retable secondaire.
Une restauration est entreprise suite à sa visite : on découvre alors une étiquette sur le châssis « Taddeo Zuccaro n°13 », l’œuvre fut ainsi attribuée à ce peintre italien du XVIe siècle.
Jusqu’en 2014 où une nouvelle restauration s’impose. Les recherches menées alors remettent en cause l’attribution de l’œuvre. Il ne s’agit pas d’une toile italienne comme pouvait l’indiquer l’étiquette sur le châssis mais d’une copie d’un tableau de 1587 de l’artiste flamand Bartholomeus Spranger.
C’est le travail d’Hendrick Goltzius (1558-1617) dessinateur, peintre et graveur hollandais parmi les plus connus au XVIe siècle.
Ce tableau montre le corps du Christ soutenu symboliquement par un ange aux ailes déployées. De petits angelots l’entourent, l’un d’eux ramasse la couronne d’épines. Au XVIIe siècle, la grande pudibonderie de la Contre- Réforme avait drapé d’un linge la nudité de ces angelots.

Aucune trace n’explique la présence de ce tableau dans l’église de Demouville.

 

 

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